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Le projet éducatif local

Article Information jeunesse 12/07/2011

Les étapes de l’élaboration d’un projet éducatif local sont :

1. l’identification des services à promouvoir,
2. la conduite du diagnostic local,
3. la définition des objectifs de développement de l’offre de services et des mesures d’accessibilité à cette offre,
4. le choix des modalités de concertation et de coopération entre les opérateurs locaux,
5. l’évaluation de l’application et de la pertinence du projet.
6. la contractualisation avec l’Etat

Les quatre catégories de services éducatifs proposés aux jeunes sur leur temps libre

Les activités sportives

Le sport, entendu comme la pratique régulière d’une discipline (le judo, la gymnastique, le football) en apprentissage ou en perfectionnement, est partie intégrante de l’éducation. Le cadre naturel de cette pratique est le club sportif. Les objectifs de développement d’une offre de pratique sportive se ramènent donc, pour l’essentiel, à des objectifs de développement des activités des clubs qui doivent être en mesure de répondre à l’ensemble des besoins de pratique encadrée exprimée par cette population jeune. Les dispositifs d’initiation multi activités ne peuvent être une fin en soi et n’ont d’autre fonction, hors temps scolaire, que d’aider au choix d’une discipline à pratiquer régulièrement avec un objectif de progression ou d’entretien.

Les activités artistiques, scientifiques et techniques

Les activités artistiques pratiquées sur le temps libre ont un double intérêt : comprendre et maîtriser des langages artistiques ; donner les moyens de s’exprimer par ces langages.

L’accompagnement éducatif des enfants

Cette fonction d’accompagnement éducatif est assurée par des unités d’animation spécialisées qui proposent, au quotidien toute l’année :

■ les accueils (espace jeux, espace livres, point Cyb),
■ les activités (ateliers livres, d’activités artistiques, scientifiques et techniques, d’éducation à l’environnement, l’aide aux devoirs, etc),
■ les séjours courts, les informations (relatives aux autres prestataires de loisirs, aux animations, spectacles ou manifestations, aux aides financières mobilisables pour s’inscrire dans ces activités, etc),
■ les conseils aux parents (sur le choix d’activités pour leurs enfants, sur le mode de résolution de certaines difficultés relatives à l’éducation de leurs enfants),
■ les aides (prises d’inscriptions pour d’autres prestataires, gestion de dispositifs d’aide « à la personne en matière de loisirs, accompagnement des enfants sur des activités éloignées assurées par d’autres prestataires, etc) relatives à l’occupation du temps des loisirs et à l’éducation au sens large.

Les espaces ado et jeunes adultes

Ces espaces ressources de proximité accompagnent les jeunes dans le flux de leurs curiosités, de leurs engagements et de leur quête d’ouverture. Ils proposent au quotidien toute l’année :

■ un accueil informel dans une espace de rencontres,
■ des informations relatives aux loisirs aux métiers et aux formations,
■ des aides à l’initiative par l’accompagnement de projets et la recherche de soutien financiers,
■ des ateliers de prise de parole et de participation au débat public,
■ des soutiens à la création artistique,
■ des séjours,
■ un accès au numérique,
■ une aide au travail scolaire.

L’accompagnement des acteurs locaux

La définition du territoire :

Le territoire de compétence pertinent est celui qui permet d’élaborer et mettre en œuvre un projet éducatif local apportant une réponse à la hauteur des besoins et attentes des populations concernées tout en étant économiquement réaliste. La collectivité publique porteuse de ce projet est soit la commune, soit, pour les milieux non urbains, la communauté de communes qui opte pour une compétence en matière de jeunesse, soit un syndicat couvrant un territoire de plus vaste étendue dans les zones très rurales. La recherche d’efficience doit commander ce choix stratégique dans l’approche des élus locaux.

L’établissement du diagnostic territorial :

Une appréhension juste et complète des objectifs de développement d’une offre éducative territoriale repose sur un diagnostic conduit selon une méthode précise. Cette méthode est décrite dans le guide méthodologique du diagnostic territorial (en construction). Il évalue :
■ les besoins de services éducatifs en fonction des données démographiques, sociales, économiques du territoire et à l’aide d’enquêtes sur échantillons réalisées auprès du public,
■ l’offre localisée, constituée des structures d’accueil et d’animation, des équipements, des locaux et des matériels.

Le choix des objectifs de développement de l’offre de services, des mesures d’accessibilité à cette offre et du mode de coordination des acteurs locaux :

Objectifs de développement de l’offre de services éducatifs

■ besoins de création ou de transformation d’équipements sportifs et de locaux de jeunesse, à leur nature et leur localisation,
■ présence de nouvelles structures d’accueil et d’animation,
■ évolution des contenus des projets associatifs des structures existantes, appréhendés en référence aux cahiers des charges de labellisation,
■ formation continue des professionnels employés dans ces structures.
■ politique de soutien de la collectivité locale à ces structures (mode de conventionnement, critères d’établissement des plannings d’utilisation des équipements sportifs et des locaux), et sur la place qui leur est reconnue dans les appels d’offres de DSP pour la gestion d’équipements ou l’occupation de locaux d’animation, etc).

Mesures d’accessibilité :

Initiatives à prendre pour favoriser l’accès des publics visés à cette offre : actions de découvertes d’activités, actions d’informations et démarchages, aides financières « à la personne », etc).

Dispositifs de coopération locale :

■ Modes de collaboration entre l’école et les structures d’animation intervenant sur le tiers temps éducatif,
■ Relations fonctionnelles de ces structures entre elles.

Les soutiens financiers de l’Etat ou d’organismes para publics :

Jeunesse et sports pour le contrats de tiers temps éducatif ; crédits ville pour les contrats urbains de cohésion sociale, crédits CAF (contrats enfance jeunesse).

L’évaluation

L’évaluation doit devenir une composante à part entière de la conduite des politiques publiques. Elle est d’autant plus indispensable dans le champ des actions relatives au tiers-temps éducatif que ses contours et son intérêt sont assez largement méconnus. Cette culture doit être acquise non seulement par les collectivités publiques mais également par tous les opérateurs qui y interviennent. A titre d’exemples ces indicateurs pourraient être :

■ Le constat de la proportion, catégorie par catégorie, des structures sportives et jeunesse satisfaisant aux normes de qualité édictées par leur fédération ou ayant obtenu un label délivré par l’Etat.
■ Les taux de pratique sportive en clubs et de pratique artistique hors temps scolaire : l’évolution de ces taux sera suivie par catégories d’âges et par sexe année par année. L’accès à ces pratiques est en effet une composante suffisamment importante de l’éducation, quelle que soit la situation familiale, économique et sociale, du jeunes, pour qu’une connaissance précise en soit prise. Ce suivi est assuré au moyen :

. d’enquêtes auprès des enfants réalisées sur un échantillon d’établissements scolaires à différents niveaux de classes,
.d’un relevé statistique des nombres de jeunes adhérents ou d’inscrits dans les clubs sportifs et les structures d’enseignement artistique, comparé à la population totale du territoire concerné.

■ La mesure de la fidélisation des adhérents et inscrits des clubs sportifs et structures d’enseignement artistique. Seront recensés au sein de ces structures les nombres d’adhérents, respectivement de plus de 3 ans d’ancienneté, de plus de 2 ans d’ancienneté, et de plus d’1 an d’ancienneté.
■ La mesure de la fréquentation des structures d’animation généraliste. Cette mesure sera effectuée structure par structure en distinguant la fréquentation régulière et la fréquentation ponctuelle. Elle permettra d’évaluer l’impact de ces structures sur la population visée.
■ La quantification des enfants et adolescents bénéficiant d’un accompagnement scolaire dans les structures éducatives généralistes.
■ Le nombre de jeunes du territoire accompagnés dans la préparation et la conduite d’un projet personnel ou collectif.
■ Le nombre de jeunes qui sont partie prenante des espaces d’expression ou forum de discussions.
■ Le recensement des faits de délinquance signalés dont seraient responsables des jeunes fréquentant régulièrement des structures éducatives :

. Sportives,
. Artistiques,
. Généralistes labellisées par l’Etat.

L’appui méthodologique de l’Etat (Jeunesse et sports)

La politique éducative territoriale de l’Etat a pour objet d’accompagner les acteurs d’un territoire, publics et associatifs, dans la démarche d’élaboration d’un projet éducatif local.

L’intervention des services du ministère chargé de la jeunesse et des sports dans la démarche d’élaboration d’un projet éducatif local puise sa légitimité et sa reconnaissance dans la valeur du corpus méthodologique fourni, dans les soutiens apportés et les résultats obtenus, plus que dans le cadre formalisé qui scelle cette intervention. Les options relatives à ce cadre sont donc ouvertes.

L’Etat peut d’abord intervenir dans la conduite d’un diagnostic partagé. L’accord entre la direction départementale et la municipalité, explicitant les finalités poursuivies et la méthode peut revêtir la forme d’un échange de courriers ou d’une convention validant la « charte de préparation du projet éducatif local ».

Les préconisations retenues à l’issue du diagnostic peuvent être reprises dans un relevé de conclusions ou dans un contrat de tiers- temps éducatif , qui décrit les objectifs de développement de l’offre éducative, le plan de travail et les engagements financiers qui en résultent.